Hapto et Quadient s’associent pour rapprocher les services financiers des besoins des entreprises
Hapto et Quadient annoncent un partenariat visant à faciliter l'accès des TPE et PME aux services financiers contextualisés directement depuis les outils qu'elles utilisent déjà pour mieux piloter leur activité.
Cette collaboration repose sur une conviction commune : permettre aux entreprises de mieux comprendre leurs flux financiers et d’accéder, au bon moment, aux solutions adaptées à leurs besoins de trésorerie et de financement.
Cette ambition s’inscrit dans un contexte économique qui reste sous tension pour les PME françaises. Les dernières études de la Banque de France publiées en juillet 2026 montrent un ralentissement de la croissance des entreprises, avec des perspectives limitées autour de 1,5 % puis 1,2 %. Elles mettent également en évidence une érosion des marges : près d’une entreprise sur deux voit son taux de marge se dégrader, réduisant sa capacité à investir et à absorber les aléas économiques.
Dans ce contexte, la croissance reste plus que jamais dépendante d’un accès rapide à la trésorerie et d’une capacité renforcée à anticiper les besoins en financement. Pour les dirigeants, disposer d’une vision fiable et en temps réel des entrées et sorties de cash devient un enjeu stratégique.
Mieux anticiper les besoins ne suffit pas toujours à y répondre
Pendant longtemps, le financement se basait principalement sur l’historique financier de l’entreprise : son bilan, ses garanties, sa clôture. Aujourd’hui, les données d’activité permettent de mieux comprendre sa situation présente et d’anticiper ses besoins futurs avant qu’ils ne deviennent critiques.
L’automatisation et la digitalisation des outils réduisent progressivement le temps consacré à la collecte, à la vérification et au traitement des informations. Les équipes financières et dirigeants peuvent alors suivre leurs échéances, leurs encaissements, leurs comportements de paiement ou leurs risques clients.
Ces informations permettent alors de mieux comprendre leur situation et d’identifier certains signaux : retard de paiement, tension de trésorerie, besoin de financement etc.
Mais détecter un besoin ne signifie pas toujours savoir comment y répondre.
En Europe, le besoin de financement non couvert est estimé à 400 milliards d’euros. Cela démontre qu’au-delà de l’identification du besoin, l’accès à un service financier adapté reste compliqué.
Les entreprises doivent rechercher les solutions disponibles, identifier celles auxquelles elles sont éligibles, comparer les offres et engager des démarches auprès de nouveaux interlocuteurs. Le tout, le plus souvent en dehors de leurs outils de gestion habituels et de leur environnement de confiance.
L’enjeu est donc de réduire la rupture entre le moment où le besoin apparaît et celui où une solution pertinente peut être activée.
La facturation électronique est une opportunité qui va transformer l’accès des entreprises aux services financiers.
La facturation électronique ne va pas seulement changer la manière dont les entreprises traitent leurs factures. Elle va profondément transformer la façon dont elles pilotent leur activité et gèrent leur trésorerie.
Depuis le 1er septembre, la réforme est entrée en vigueur. Pour de nombreuses entreprises, cette échéance a d’abord été perçue comme une contrainte réglementaire complexe.
Nous partageons une conviction différente : la facture électronique marque le début d’une transformation beaucoup plus profonde.
Demain, les entreprises disposeront d’une donnée financière plus structurée, plus facilement exploitable et disponible plus rapidement dans les systèmes financiers. À mesure que les factures clients et fournisseurs circuleront au travers de plateformes connectées, les dirigeants bénéficieront d’une vision plus précise de leurs encaissements, de leurs décaissements et de leur trésorerie prévisionnelle.
Cette évolution est particulièrement stratégique dans un contexte où la croissance ralentit, où les marges s’érodent et où les tensions sur la trésorerie restent fortes. Mieux exploiter la donnée financière devient un levier de compétitivité. C’est ce qui permettra aux entreprises d’anticiper leurs besoins de financement, de réduire les incertitudes et de prendre des décisions plus rapidement.
Une facture électronique n’est plus seulement un document qui circule : elle transporte une donnée structurée, plus facilement exploitable par les systèmes d’information. Croisée avec d’autres informations issues des processus financiers (échéances, encaissements, litiges, historique et comportements de paiement), cette donnée peut contribuer à mieux comprendre la situation de trésorerie de l’entreprise, à détecter plus tôt certains besoins et à activer au bon moment le service financier le plus pertinent : financement de facture, affacturage, leasing ou financement court terme.
Concrètement, les dirigeants pourront répondre plus facilement à des questions essentielles : quel sera mon niveau de trésorerie dans trois mois ? Quels retards de paiement risquent d’impacter mon cash ? Dois-je anticiper un besoin de financement ? Comment optimiser mon BFR ?
La conformité n’est que la première étape. La véritable valeur réside dans la capacité à transformer ces nouveaux flux de données en recommandations, en décisions et en services directement intégrés dans les outils du quotidien.
La facturation électronique ouvre ainsi une nouvelle étape : mieux exploiter la donnée financière pour automatiser, anticiper et faciliter la prise de décision
Faire des outils de gestion des points d’accès aux services financiers
Les logiciels de gestion occupent une place privilégiée dans le quotidien des entreprises. Ils permettent de suivre les flux, les échéances et les principales données utiles au pilotage financier.
Grâce à la finance embarquée, ces outils peuvent aller au-delà du suivi et de l’analyse. Ils peuvent devenir des points d’accès à de nouveaux services de financement, d’affacturage, d’assurance ou de trésorerie.
La promesse n’est pas d’ajouter un catalogue de services supplémentaire dans les logiciels. Mais plutôt de proposer une solution adaptée au contexte réel de l’entreprise, au moment où elle peut lui être utile.
- Pour les TPE et PME, cela signifie des parcours plus simples et plus proches de leurs usages.
- Pour les éditeurs de logiciels, cela permet d’enrichir leur proposition de valeur et de mieux accompagner leurs clients.
- Pour les fournisseurs de services financiers, cela ouvre de nouveaux canaux de distribution, avec des besoins mieux contextualisés.
Deux expertises complémentaires
Quadient accompagne les entreprises dans la digitalisation, l’automatisation et le pilotage des processus financiers de la réception de leurs factures fournisseurs (P2P) à l’encaissement de leurs factures clients (O2C).
Ses offres se situent au cœur des flux financiers et permettent aux équipes de mieux suivre les échéances, les risques et les actions à mener.
Hapto apporte une brique complémentaire en orchestrant l’accès aux services financiers. L’agent embarqué permet de connecter les outils de gestion aux fournisseurs de financement, d’assurance, d’affacturage ou de trésorerie, en tenant compte du besoin et du contexte de chaque entreprise.
En associant leurs expertises, Quadient et Hapto souhaitent créer une continuité entre trois étapes encore trop souvent fragmentées :
- comprendre la situation financière d’une entreprise
- identifier le besoin et le moment opportun pour agir
- orienter l’entreprise vers une solution adaptée
Avec ce partenariat, Quadient et Hapto souhaitent permettre aux dirigeants de TPE et PME de mieux comprendre leur situation, d’identifier plus tôt la nécessité d’agir et d’accéder plus facilement à une solution depuis son environnement de travail habituel.
Le vrai enjeu des services financiers de demain : être plus lisibles, plus contextualisés et proposés au moment pour les TPE/PME